L’exploitation du tabac
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Le commerce
Aux XVe et XVIe siècles, le développement de la construction des navires de guerre et de transport des marchandises permet au commerce de s'accroître rapidement. La baisse des coûts de transport des marchandises par bateau sur de longues distances permet l'importation massive de céréales de la Baltique aux Pays-Bas et dans d'autres contrées d'Europe. L'ouverture de nouvelles voies maritimes entre l'Europe et l'Orient autorise l'importation de produits asiatiques à des prix inférieurs et en des quantités plus grandes que ne le permettent les caravanes. Par ailleurs, la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb permet d'échanger de nouveaux produits tels que le tabac et les rondins. Il est récent que la promotion
de la cigarette soit interdite à la télévision et dans les magasines dans de
nombreux pays (France, USA, Grande-Bretagne, etc.) En
France, par exemple, la publicité pour l'alcool et le tabac, réglementée par
la loi Veil (1976), a été interdite par la loi Evin (1991), et la loi Sapin
(1993) a imposé une plus grande transparence tarifaire aux agences. Cette publication américaine
vantant le plaisir de fumer date de 1956.
Les distributeurs automatiques
du tabac
Le
distributeur le plus ancien remonte au Ier siècle av. J.-C.; il est
décrit par Héron d'Alexandrie. Une pièce tombant dans cette machine appuyait
sur un levier, qui ouvrait une vanne, permettant ainsi l'écoulement d'un
certain volume d'eau consacrée, à l'extérieur de la machine. Au cours du
XVIIIe siècle, des distributeurs simples sont utilisés en Angleterre et
dans les colonies américaines pour offrir à la vente tabac à fumer ou à
priser. Les premiers distributeurs de chewing-gum furent installés sur les
plates-formes des trains, à New York, en 1888. Le monopole
À
l'époque de l'émergence des États nations à la fin de la Renaissance, le
monopole fut un instrument apprécié des souverains, toujours en quête de
ressources pour financer leurs armées et leurs cours. Les concessions de
monopoles étaient accordées par les souverains, pour des produits aussi
essentiels à l'industrie et au commerce que le sel et le tabac. " Les
sociétés d’exploitation La
société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes
(SEITA), société anonyme privatisée en 1995, le groupe SEITA (Société
nationale d'exploitation industrielle des tabacs) exerce son activité dans
les métiers du tabac. Un premier pôle d'activité est lié à la fabrication de
cigarettes brunes et blondes et de produits dérivés tels les cigares et les
cigarillos ainsi que des allumettes. Le complément de cette activité réside
dans la commercialisation sous plusieurs marques de ces produits en France et
à l'étranger : les marques Gauloises, Gitanes et Royale, le tabac
Amsterdamer ou les cigares Havanitos appartiennent à ce groupe industriel. Un
deuxième axe d'activité lie la SEITA à d'autres fabricants du même secteur.
Elle assure une activité de distributeur en approvisionnant les
35 000 débitants de tabac répartis sur le territoire, tant en
faveur de ses propres produits que pour ceux mis en vente par ses
concurrents. La SEITA y a adjoint des prestations annexes, qui ne constituent
cependant qu'une part marginale de son activité (cartes téléphoniques et
cartes de stationnement).Avec un chiffre
d'affaires de l'ordre de 17 milliards de francs par an, le groupe SEITA
(la société contrôle plusieurs filiales comme la SAF, la Seitamat et la
Sitar) a le monopole sur le marché français des cigarettes en ce qui concerne
la production et la vente de tabac brun et le second rang pour les cigarettes
blondes. Ce dernier créneau constitue un axe privilégié de développement pour
la SEITA en raison de la part que représente ce marché au regard des ventes
de tabac brun dont les produits séduisent moins une clientèle jeune,
consommatrice de tabac, au moment même ou la croissance du marché intérieur
connaît une relative stagnation. L'ensemble des mesures
de santé publique dénonçant les
méfaits du tabac explique la faible croissance du marché. À cela,
il faut ajouter l'effet prix induit par les taxes de nature fiscale qui
viennent renchérir sensiblement le prix de vente du paquet de cigarettes. La
stratégie déployée en conséquence est donc tournée vers l'exportation (31%
des ventes totales actuelles, avec un premier marché international situé en
Allemagne). Les récentes actions du groupe témoignent de ce choix :
SEITA a conclu un accord de coopération avec une usine chinoise afin de
tenter de pénétrer le marché qui potentiellement offre les plus grandes
perspectives de croissance, eu égard à la population de ce pays. Classement des 1er multinationales
*en millions de francs Source : L'Expansion, n°560, novembre 1997. |
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