Le
tabagisme
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PRÉSENTATION
Le tabagisme :intoxication
par le tabac. Les feuilles séchées des plants de tabac sont fumées en pipe ou
en cigare, mais le plus souvent sous forme de cigarettes. En France,
90 milliards de cigarettes ont été fumées en 1994, et on compte 48% de
fumeurs chez les hommes et 33% chez les femmes. Dans les années 1940, on
pensait que le tabac n'était pas toxique, mais depuis, des études cliniques
et expérimentales ont prouvé que la consommation de tabac favorisait la
survenue d'un certain nombre de cancers, en particulier du cancer du poumon. HISTORIQUE
C'est en explorant l'Amérique
que les Européens découvrirent que les Indiens fumaient des pipes de feuilles
de tabac. Cette pratique fut introduite en Europe au milieu du
XVIe siècle. À l'époque, le tabac était le plus souvent prisé ou fumé en
cigare. Au début du XXe siècle, les choses avaient bien changé puisque
les fumeurs consommaient plus de mille cigarettes par personne et par an. On
considérait alors que le tabagisme était un bon moyen de se détendre et ne
comportait aucun risque. Les cigarettes faisaient même partie des rations
militaires, avec l'approbation du corps médical. Les épidémiologistes
constatèrent pourtant que l'incidence du cancer du poumon, qui était
rarissime avant le XXe siècle, avait connu une hausse spectaculaire à
partir des années 1930. Un certain nombre d'études furent entreprises, afin
de comparer la mortalité des fumeurs à celle des non-fumeurs sur plusieurs
années. Elles ont toutes montré que la mortalité des fumeurs était plus
importante, qu'elle soit due ou non à un cancer. De plus, de nombreuses
expériences sur les animaux ont mis en évidence le caractère carcinogène de
plusieurs des composants chimiques de la fumée de cigarette. En 1962, le
gouvernement américain a chargé un groupe de dix experts d'étudier les
données scientifiques existantes. Leurs conclusions, publiées en 1964 dans un
rapport du ministère de la Santé, établissaient que le tabagisme était
dangereux et constituait un grave problème de santé publique. LA NICOTINE La nicotine, alcaloide
liquide, huileux, incolore, de formule brute C10H14N2 et de formule
développée : La nicotine constitue le principe
actif chimique principal du tabac. Elle est utilisée en agriculture comme
insecticide et en chimie en tant que source d'acide nicotinique résultant de
l'oxydation de la nicotine. Les fumeurs absorbent de petites quantités de
nicotine à partir de la fumée qu'ils inhalent et en éprouvent certains effets
physiologiques. à faibles doses, la nicotine est un stimulant nerveux, en
particulier pour le système nerveux autonome, car elle accroît la sécrétion
d'adrénaline et d'autres sécrétions internes. à plus fortes doses, elle
paralyse le système nerveux autonome en empêchant la transmission de l'influx
nerveux. Des doses encore plus fortes de nicotine peuvent provoquer des
convulsions et le décès. Ses effets sur le système nerveux varient selon les
individus. Chez certaines personnes, elle accélère la formation des ulcères
gastriques. La nicotine est considérée comme une drogue capable de provoquer
une dépendance. LA TOXICOMANIE
Forme
grave de dépendance, physique ou psychique, caractérisée par une recherche
compulsive de drogue. La dépendance physique apparaît lorsque la drogue a
produit des modifications physiologiques dans l'organisme, mises en évidence
par le syndrome de sevrage. Pour certaines drogues, on constate
également le développement d'une tolérance (augmentation des doses pour
produire le même effet). Le syndrome de sevrage est caractérisé par des
nausées, des diarrhées et des douleurs. La dépendance psychique, ou
accoutumance, est présente quand la recherche de drogue est forte, même en
l'absence des symptômes physiques du syndrome de sevrage. Les scientifiques mesurent le
potentiel addictif d'une substance sur des animaux de laboratoire. Les
drogues majeures sont : l'opium, l'alcool, la cocaïne et les
barbituriques. D'autres drogues, comme la marijuana et les psychotropes, sont
capables de produire une accoutumance chez l'Homme alors qu'elles n'en
provoquent pas chez les animaux de laboratoire. Les drogues dont l'abus est
courant, outre des substances comme l'alcool et le tabac, peuvent être
groupées en six classes : les opiacés, les hypnotiques-sédatifs, les
stimulants, les hallucinogènes, le cannabis et les produits inhalés. |